Si Avril a été désigné officiellement pour la première fois comme le mois de la sensibilisation aux agressions sexuelles, le mouvement ne date pas d’hier. Les origines du mouvement remontent à 1950 avec l’intersectionnalité des race et sexe. Le fameux hashtag #MeToo, n’a fait qu’accroître l’engouement autour de cette cause noble. Pour chiffrer le fléau, les femmes sont les plus à risque d’être victimes d’agression sexuelle au cours de leur vie et dans plus de la moitié des cas (52%), elles connaissent leur agresseur. Les hommes sont tout autant victimes d’agressions sexuelles.
Mais qu’est-ce qu’est réellement une agression sexuelle? Une agression sexuelle est tout acte sexuel non consenti qui implique de toucher des parties intimes sans le consentement explicite de la victime. Ce que nous retenons de cette définition, en dehors de la dimension sexuelle de l’acte, c’est le terme clé qui permet de mieux comprendre et interpréter le phénomène. Il s’agit du consentement explicite. Tout acte sexuel sans consentement est une agression sexuelle.
Les agressions sexuelles prennent plusieurs formes et concernent tout aussi bien les femmes que les hommes. La forme la plus courante et cruelle d’agression c’est bien le viol. Cela pourrait vous choquer attention, tenez vous prêts, on parle bien de viol conjugal ! Oui on peut être mariés et agresser ou être sexuellement agressés par son conjoint. On peut aussi agresser sexuellement sans contact physique avec les parties intimes de la victime. Ceci en se masturbant devant la victime, sans SON CONSENTEMENT. Les modes opératoires des bourreaux sont aussi nombreux que les formes d’agression et le nombre de victimes. Les bourreaux profitent de leurs victimes qu’elles/ qu’ils soient conscients ou sous l’effet de stupéfiants (alcool, drogue).
Ce crime n’est pas sans conséquence pour l’agresseur (e) et pour la victime. La victime après agression se sent humiliée, comme un objet de désir. La santé mentale et même physique en prennent un sacré coup. Les agressions sexuelles dans le monde entier relèvent du droit pénal et sont fortement réprimées par la loi. En France, par exemple le contrevenant s’expose à 75000€ d’amendes ainsi que 5 années d’emprisonnement. Le côté répressif de l’acte n’empêche pas toutefois aux agresseurs d’accomplir leurs basses besognes. Également les désastres psychologique et émotionnel créés chez la victime peuvent paradoxalement pousser à ne pas vouloir en parler, ou à dénoncer. La relation avec l’agresseur dans la plupart des cas n’arrange rien à la situation. Outre la dimension psychologique, les victimes s’exposent à la transmission de MST (Maladies Sexuellement Transmissibles) et IST (Infections Sexuellement Transmissibles). Il est bon à cet effet, d’adopter les bons gestes. Ecouter les victimes, être empathique, s’engager dans une association ou même en créer une.
D’où l’importance de ce mois de sensibilisation durant lequel des associations, les gouvernements redéfinissent bien les contours d’une agression sexuelle, réfléchissent aux mesures de sécurité pour protéger les victimes et aux mesures de prévention des agressions sexuelles. Chaque jour dans les médias, ce fléau continue de sévir, de frapper nos amies, sœurs, mères, frères et même nos enfants. Pour elles, pour eux, pour nous, disons NON aux agressions sexuelles !

La rédaction de DreyMag tout au long de ce mois s’engage également pour cette cause noble. Nous publierons un focus spécial agressions sexuelles. Des moyens de guérison, des moyens de prévention, des livres pour s’éduquer sur le sujet.
Article très édifiant. Bravo l équipe
Merci Martine.
Très bien écrit. Merci Antoine